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Journées 2009 : Résumé du deuxième panel

En sa qualité d’animateur, M. Moncef CHEIKHROUHOU a ouvert le deuxième panel, intitulé Services Publics et Gouvernance. Il s’est interrogé sur l’ampleur des changements que nous sommes en train de vivre et des enjeux économiques qu’ils suscitent. " Le monde est en train de changer en profondeur prônant le multilatéralisme, disait-il. Les pays maghrébins doivent saisir l'opportunité et en trouver une place".

En se penchant sur la question de bonne gouvernance, M. Zouhair MDHAFER a précisé qu’un effort de définition s’impose pour une telle question alarmante, interpellant tous les acteurs. Il a souligné que "La bonne gouvernance est un problème d'équilibre entre trois principaux acteurs : l'Etat, l'Entreprise et les citoyens. Transparence, responsabilité, participation, adhésion et appropriation en sont les maîtres mots, garants de la réussite ". Dans cette relation d’échange et de coopération, il incombe à l’Etat, à travers l’administration publique, de jouer un rôle d’impulsion, de régulation et d’accompagnement. Pour y parvenir l’administration tunisienne a fait l’objet, durant les cinq dernières années, d’une réforme en profondeur axée principalement sur quatre dimensions :

- La simplification des procédures où 90% des autorisations, par exemple, ont été remplacées par des cahiers de charge ;

- La proximité des usagers : la maison des services publics a été créée dans ce sens pour fédérer plusieurs services administratifs et réduire les déplacements des usagers ;

- L’allongement des horaires de travail ;

- Le développement de l’administration électronique.

La réforme administrative s’est accompagnée d’une politique de ressources humaines ayant pour fin d’instaurer une nouvelle culture de méritocratie et d’attirer les meilleures compétences.

Selon M. Reda HAMIANI, "Une réforme, si l'on veut réussie, doit être servi par un appareil administratif au diapason des enjeux économiques… Face au défis de l’intégration, la mise à niveau s’impose ". Toutefois, les entreprises algériennes devraient sortir de l’emprise excessive de l’économie rentière vers une économie libérale plus orientée vers la prise d’initiative. L’intégration nous incite à mettre à niveau nos administrations. Le guide de bonne gouvernance pourrait en être l’un des moyens.

M. Jean-Louis GUIGOU a soulevé le rôle de l’Etat comme garant de la vision à long terme. L’Etat doit produire l’unité et la cohésion. Sans doute sa coopération avec le secteur privé est nécessaire mais pas suffisante car "Dans une économie stable et équilibrée, il n’y a pas seulement deux principaux secteurs : les secteurs privé et public. Il y en a un troisième : le secteur collectif. Ce secteur fait 20% du PIB des pays scandinaves". L’intégration des pays euro-méditerranéens, selon lui, est désormais plus qu’indispensable. Elle permet de résister aux coalitions économiques qui se forment et à la montée fulgurante et dévastatrice de l’économie chinoise.

M. Tarek EL BAHRI a insisté sur la nécessité de restructurer l’administration publique selon une approche de qualité totale. Il déclare que "La qualité est un enjeu majeur pour nous, les administrations. Le programme de qualité lancé en Tunisie est une source d’énergie et de travail en commun pour les secteurs public et privé".

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