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Journées 2009 : Résumé du troisième panel

« Formation et emploi : compétence et flexibilité » est l’intitulé du troisième panel. M. Moncef CHEIKHROUHOU, animateur de ce panel, pense que la question est très importante car "L’emploi est le vrai indicateur de relance économique et du début de sortie de la crise". 

En développant un regard critique sur ce sujet, M. Jean Pierre RAFFARIN constate que le monde vit aujourd’hui un paradoxe. D’un côté, le drainage des investissements étrangers et l’intégration économique incitent au développement de hautes compétences capables de suivre les évolutions technologiques. De l’autre côté, le besoin de flexibilité et l’instabilité suscitent un recours excessif aux petites qualifications. Alors toute la question est de savoir comment promouvoir la formation dans un climat d’instabilité et de flexibilité. Selon lui, "La bataille de l’avenir c’est la bataille d’intelligence… La Tunisie est parmi les rares pays qui ont su gérer et traverser la crise".  Il n'y a pas de solution miracle, pour résorber le chômage. l’auto-emploi pourrait en être l’une des solutions.

M. Montassar OUALI constate que les statistiques sont inquiétantes quant au chômage mondial. Le nombre de chômeurs avoisine le 1 milliard de personnes dont presque 89% appartiennent à des pays en développement. Pour y remédier, notre perception de l’emploi devrait changer. Nous devrions évoluer d’une approche classique de qualification, déconnectée des besoins réels du marché, vers une approche de compétence renforçant la capacité de polyvalence, de créativité et d’entrepreneurship des diplômés. "Passer de l’acquis au requis tout en pensant à l’évolutivité : une équation difficile à résoudre mais à penser".

M. Philippe GARABIOL pense que "Le vrai challenge est d’insérer l’économie souterraine dans l’économie régulière à travers l’allégement des charges sociales et le développement de compétences". La flexisécurité pourrait concilier l’intérêt économique aux enjeux sociaux et ce, en assurant une redistribution plus productive de l’emploi, plus de formation et plus de polyvalence. La flexisécurité, à en croire M. Philippe GARABIOL est un engagement réciproque vers la croissance.

Selon M. Thami GHORFI, "créer des emplois artificiels est un reflexe des pays riche. Nous, enfants des pays pauvres, devons trouver des solutions adaptées à notre contexte". Trois domaines peuvent générer des perspectives d’emploi pour les pays maghrébins : l’off-shoring, l’énergie  et l’environnement.

M. Tletli  a clôturé le panel en précisant que le défi de l’emploi est à relever à travers la stimulation des investissements et la restructuration de l’économie. Une économie à forte valeur ajoutée crée des emplois. "La politique d’emploi active crée une discrimination positive, disait-il, pour les catégories difficilement insérables".  Il s’avère nécessaire, en outre, d’assurer l’adéquation de la formation aux besoins du marché. Pour ce faire, trois mesures s’imposent :

- Inverser les structures en allant vers l’autonomie de l’université et la professionnalisation des licences.

- Présenter des diplômes co-construits.

- Motiver les formateurs.
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