En
rebondissant sur la question,
M. Slimane OURAK a signalé que "Soutenir
l’entreprise dans son élan de croissance est la préoccupation majeure de la
douane". Après avoir apporté plus de précision au concept du marché
parallèle, il a attribué son existence à trois principaux facteurs : la
nature du produit (on déclare un produit et l’on apporte un autre avec des
caractéristiques différentes), la sous-estimation de la valeur de la marchandise
et le jeu sur l’origine de la marchandise.
M.Mohamed
KOLSI a distingué entre la concurrence comme réglementation et textes de lois et
la concurrence comme pratique courante. Pour que l’économie prospère, il est
nécessaire de lutter contre les pratiques déloyales et mettre tout le monde sur
le même pied d’égalité. A ce juste titre, il présente l’exemple du régime
forfaitaire : "Le régime forfaitaire, déclare-t-il, est le vestige du
passé. Il faut le laisser au profit d’un système unique et équitable"
M. Ibrahim
Hafz OMRANI a souligné l’importance de la coopération des pays maghrébins en la
matière. "La
coopération économique entre la
Tunisie et la
Libye est exemplaire, dit-il. Il serait bien de la généraliser
sur tout le Maghreb".
M. Tayeb BAYAHI a
déclaré que "Beaucoup d’entreprises qui ont réussi le pari de
l’exportation se trouvent victimes de leur succès". Des
investissements considérables en matière d’équipements, de technologies et de
ressources humaines ont permis à des entreprises tunisiennes de renforcer leur
force compétitive et d’envahir des marchés internationaux. Toutefois, sur le
marché local, ces entreprises se sont trouvées, parfois, concurrencées par des
produits de moindre qualité et de bas prix venant de n’importe où. La douane
devrait être vigilante, selon M. Tayeb BAYAHI, quant à ces produits et
imposer des normes de qualité.