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La position des diplômés de 2004 sur le marché du travail s’est nettement améliorée

Selon un rapport conjoint du Ministère de l’Emploi et de l’Insertion Professionnelle des Jeunes et de la Banque mondiale, la position des diplômés de 2004 sur le marché du travail s’est nettement améliorée. Le taux d’emploi global, qui comprend l’emploi salarié, le travail indépendant et les Stages d’Initiation  à la Vie Professionnelle (SIVP), est passé de 43% en 2005 à 62% en 2007.. 51% des jeunes diplômés occupent un emploi salarié fin 2007, soit 20 points de plus par rapport à la première interrogation fin  2005.  Cette  progression  de  l’emploi  salarié  s’est  faite  essentiellement  au  détriment  de l’inactivité, dont la proportion a été divisée par 2 et se situe à 9% fin 2007.

Le  chômage, bien  qu’en  diminution  de  7  points, reste  néanmoins  à  un  niveau préoccupant  fin 2007 : il concerne encore 29% des jeunes diplômés environ trois ans et demi après l’obtention de leurs diplômes. Il faut noter que ce chiffre global reflète de manière prépondérante la situation des maîtrisards et des techniciens supérieurs qui représentent ensemble 90% des effectifs diplômés.

Le diplôme et la spécialité sont des facteurs déterminants de l’insertion. Par rapport à la première enquête, on constate que les ingénieurs continuent d’améliorer leur position déjà favorable sur le marché de l’emploi avec un taux moyen de 76% en emploi salarié, voire supérieur à 90% dans des spécialités, comme l’informatique, les télécommunications ou l’électronique. Les maîtrisards et les techniciens supérieurs sont environ 50% en emploi salarié; les premiers sont plus souvent en inactivité (10,7% contre 6,9%), tandis que les techniciens supérieurs sont plus affectés par le chômage (33,4% contre 28,9%). Les maîtrisards en économie et en gestion ont vu leur insertion s’améliorer, ceux en droit et sciences humaines continuent d’être plus souvent au chômage qu’en emploi salarié 3 ans après l’obtention de leur diplôme.

Outre le diplôme, le genre reste un facteur influant dans l’insertion professionnelle. Un homme marié a ainsi 27% de chance supplémentaire d’être inséré qu’une femme mariée.

La deuxième enquête, comme la première, permet de reconstituer mois par mois le calendrier professionnel de chaque diplômé et de connaître l’ordre chronologique précis des parcours. Au niveau agrégé, la part des jeunes occupés augmente remarquablement pendant les 3 premières années. Elle a été de seulement 33% en juin 2005, puis de 47% un an après et elle a dépassé 55% en juin 2007. La part des jeunes au chômage diminue nettement au fil des mois mais elle reste au dessus de 30%, soit le double du taux de chômage national.

Parmi les six parcours qui se dégagent, notons :

* Le parcours de stabilisation dans l’emploi, qui concerne 30% des diplômés, surtout parmi les ingénieurs et médecins, la stabilisation n’intervient souvent qu’aprés une période de chômage allant de 6 mois à un an  ;

* Le parcours de chômage persistant, qui concerne 24% des diplômés 3 ans après la fin de leurs études,  contre  39%  18  mois  après.  Toutefois,  les  jeunes  se  trouvant  dans  ce  parcours, principalement des femmes et des techniciens supérieurs, ont connu en moyenne trois ans de chômage sans pratiquement aucune interruption.

* Le  parcours  de  retour  au  chômage  (13%) qui  se  caractérise  par  des  épisodes  de  chômage récurrent entrecoupé d’une période d’emploi ou de formation au cours de laquelle ces jeunes n’ont vraisemblablement pas réussi à améliorer leur employabilité.

* La stratégie de poursuite d’études après 2004 a été adoptée par 13% sans qu’on puisse savoir, faute  de  recul  temporel  nécessaire,  si  elle  a  été  bénéfique  sur  le  plan  de  l’accès  ultérieur  à l’emploi.

 

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